« Je ne veux pas y aller »

C’est comme si j’étais en haut d’un méga toboggan ou au bord d’un haut plongeoir. Au début du plongeoir plutôt, hésitant pour m’y avancer.
Seigneur, je ne veux pas y aller. Je n’y irai pas de mon plein gré. Il faudra que tu me pousses.
Le Seigneur ne m’a pas poussée ; il a sauté avec moi.

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Tu peux tout recommencer

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Fin de Carême ce soir.

Le Carême est revenu à la mode chez les protestants, davantage de personnes s’interrogent sur la façon de donner une tonalité particulière à cette période. C’est intéressant, ça peut produire beaucoup de bons fruits. Pourvu toutefois que ça ne devienne pas une performance spirituelle. Il n’y a rien à réussir, rien à gagner : le sens du chemin vers Pâques est justement de se remémorer que par nous-mêmes nous ne pouvons nous sauver, c’est pourquoi Christ est venu, a souffert, est mort. Mais Il est ressuscité !

Ça tombe bien qu’il ne s’agisse pas de réussir, parce que je n’ai rien « réussi » d’intéressant pour ces quarante jours, et tout juste vais-je « réussir » à écrire un petit article ici. Je le fais parce que je voudrais parler de la beauté de Pâques… mais les mots me manquent et chacun peut la vivre dans sa vie. Encouragée par les nouvelles qui nous viennent d’Irak cette semaine, je voudrais vous partager ma conviction profonde que rien n’est impossible à Dieu et qu’il peut créer des nouveaux commencements partout, même là où règne le désespoir le plus complet. Lire la suite

Une vie gouvernée par l’urgence ?

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Ce texte est comme une confession, écrite pour moi-même à une période où je me sentais particulièrement submergée ; il me semble que ces sentiments peuvent être partagés par d’autres, alors j’espère qu’ils vous encourageront.

Je suis victime d’une fausse conception, celle du « ça ira mieux demain ». Absorbée, accaparée par les soucis du présent, les impératifs de court terme, les demandes des autres que je ne refuse pas de satisfaire, je repousse à plus tard des activités qui me tiennent à cœur mais ne trouvent plus de place dans mes semaines surcharg Lire la suite

A celle qui m’a dit qu’elle avait peur

« J’ai peur du monde du travail. »

Je te comprends. Le monde est effrayant. L’inconnu est effrayant. L’avenir est gonflé de mystères. Parmi tous les scénarios possibles, certains sont bien de nature à nous effrayer.

Pourquoi ne peut-on pas rester dans le connu, le sentier bien balisé ? Pourquoi faut-il « sortir de sa zone de confort » comme certains se plaisent à le répéter ? Ce n’est déjà pas si facile de la trouver, cette zone de confort… on n’est pas pressé de s’en évader. Elle n’est pas parfaite, mais pas si mal. D’autres à côté ont l’air de s’y trouver bien, d’être bien calés dans leur vie, dans le monde ; ils n’ont pas l’air perdus, mais bien posés sur leur coin de terre.

Angoisse du « que vais-je faire de ma vie ? »… »que sera ma vie ? »…Sentiment de faiblesse face à tous les défis qui se dressent, toutes les sollicitations auxquelles il faut répondre, tous les choix à faire, et à assumer derrière. Lire la suite

Quand tu ne peux rien faire d’autre qu’attendre

Il y a des moments où le chemin s’arrête. Pas une impasse, un cul-de-sac où tu n’as plus qu’à faire demi-tour, non : plutôt comme une annonce au haut-parleur « notre train est actuellement arrêté en pleine voie pour une durée indéterminée, merci de ne pas tenter d’ouvrir les portes ».

Assis dans ton fauteuil, tu ne peux rien faire. Lire la suite

Ce qui finit toujours par sortir

(Photo Whatknot)

En ce moment il arrive tous les jours dans ma boîte mail un message sur le pouvoir de la parole. C’est le challenge sur 30 jours d’un site américain que j’aime beaucoup, Revive Our Hearts. Du coup j’ai jamais fait autant gaffe à ce que je dis toute la journée. Une chose flagrante : ce que je pense finit toujours par sortir.

Exemple : si une amie ou un collègue m’agace, peu importe tous les efforts que je fais tous les jours pour ne pas verbaliser mon agacement devant témoins, il y a toujours un moment où ça sort. Parce que je suis prise au dépourvu, parce que ce jour-là je n’ai pas le courage de me retenir, parce que ce sont les autres qui ont commencé et c’est si tentant de renchérir… Il ne suffit pas que je m’efforce à la bienveillance dans mes paroles, si je ne la cultive pas aussi dans mon cœur ça ne marche pas. Ou pas jusqu’au bout. Lire la suite