Pomodoro (2/2)

Il y a quelques temps, on parlait avec un ami de notre gestion catastrophique du temps de travail. Au début on en rigolait, puis la conversation est devenue plus sérieuse.

On a parlé stratégies. Il m’a vendu le système Pomodoro, c’est vrai que c’est assez génial comme truc, ça a l’élégance de la simplicité.

Trois pomodori bien disciplinés de 25 minutes chacun. (source : miccar.tumblr.com)

Trois pomodori bien disciplinés de 25 minutes chacun. (source : miccar.tumblr.com)

Pour moi ça a marché deux jours. Non, un jour et demi, en toute honnêteté. Au bout duquel ça me lassait déjà de me discipliner à couper toutes les 25 minutes. Je suis revenue à mes objectifs par demi-journées, sans plus de succès que d’habitude, évidemment.

Le diagnostic ? Il a été fait. Je suis refaite. Et après ?

En fait cet article n’apporte pas plus de réponses que le précédent. La lutte pour gérer mon temps est loin d’être terminée pour moi. Qui suis-je pour donner des conseils, des méthodes ?

En revanche je crois qu’on peut s’encourager. Qu’on peut en parler sincèrement, et pas se limiter à l’auto-dérision.

C’est assez facile de faire marrer une tablée entière en racontant ses records de démineur de la journée, ou le nombre de matchs de Roland-Garros qu’on a vus en intégralité en faisant semblant de taper un rapport, le casque sur les oreilles.

C’est moins facile de reconnaître honnêtement qu’on galère avec ça et qu’on a besoin d’aide et de prières. Parce que certes mon boulot n’est pas une fin en soi et je ne devrais pas m’y noyer. Mais je ne crois pas que les heures perdues à procrastiner glorifient Dieu en quelque manière que ce soit.

« Tournez-vous donc vers l’Eternel, et vous vivrez » Amos 5, 6

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3 réflexions sur “Pomodoro (2/2)

  1. On est dans le même bateau alors ma sœur. Je trouve que la méthode du minuteur m’aide quand même un peu. Souvent les projets m’éffraient, mais si je passe 15min concentrées dessus je réalise que je prends plaisir et je peux ensuite passer plus de temps dessus.

    • Oui, on est plusieurs… c’est bête mais ça me rassure. Je crois quand même que je suis un cas grave, sans vouloir me vanter. Quand j’ai écrit ces billets j’étais en pleine rédaction d’un rapport monstrueux dont je ne voyais pas le bout… heureusement avec l’échéance qui arrive ma vision s’éclaircit et je vais davantage à l’essentiel. Mais pourquoi faut-il que ce soit toujours si douloureux et humiliant ?

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