A tale of love, loss and desperation

Titre emprunté à un album qui a marqué mon adolescence – et infiniment moins musical si traduit en français, non ?

Trêve de fioritures apéritives. Sous ce titre je regroupe 2 idées qui n’ont peut-être pas tant à voir que ça mais qui m’ont agité le bocal ces derniers jours.

D’abord, un article sur St-Augustin a surgi, improbable, parmi les élucubrations taggées Noël par Slate, ce webmag qu’on lit pour perdre son temps au boulot sans s’abaisser jusqu’à se connecter sur facebook. L’article vient du Slate américain – ce qui n’étonne pas trop vu son contenu, une analyse géopolitique comparant XXIème siècle et Antiquité tardive – et a été traduit pour la version française du site – nettement plus surprenant vu son ton, imprégné de culture chrétienne.

Certains passages m’ont fait hausser le sourcil, notamment les jugements de valeur sur le Moyen-Orient pré-révolutions arabes. Malgré tout je trouve encourageant que certains journalistes acceptent qu’on ait recours à Augustin, un penseur ouvertement chrétien, dans une œuvre ouvertement chrétienne elle aussi, La cité de Dieu, pour réfléchir sur le monde d’aujourd’hui.

Ensuite, les Wombats faisant office de transition, ma deuxième idée revient sur les questions soulevées par le bouquin d’Owen. Lu ce matin dans Ezéchiel :

« Aussi vrai que je suis vivant, le Seigneur, l’Éternel, le déclare, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, je désire qu’il abandonne sa conduite et qu’il vive. » (Ezéchiel 33,11)

Sans prétendre que ce seul verset suffit à balayer tout un livre, c’est une trace parmi tant d’autres qu’on peut trouver ça et là dans la Bible, rappelant combien Dieu désire par-dessus tout que les hommes reviennent à lui. C’est appuyée sur ces passages que je répète qu’il m’est bien difficile de concevoir un Dieu choisissant d’emblée de laisser toute une partie de l’humanité en-dehors de son plan de salut, en envoyant son Fils mourir seulement pour quelques-uns.

L’étape suivante serait d’aller en faire la remarque à ceux à qui cette thèse ne pose pas de problème particulier… mais j’avoue ne pas être une grande fan du débat théologiques par commentaires sur un blog… je vais peut-être tester quand même. A suivre.

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2 réflexions sur “A tale of love, loss and desperation

  1. Intéressant ! Merci.

    Comme tu le disais plus haut, l’article publié dans Slate est une traduction d’un article américain. Pour l’ anecdote, son auteur est Robert D. Kaplan, journaliste et notamment auteur de « La Stratégie du guerrier : De l’éthique païenne dans l’art de gouverner »(Bayard, 2003). Il y est affirmé que les gouvernants occidentaux ne devraient « pas appliquer la morale judéo-chrétienne dans leurs actions publiques », mais adopter la morale dite « païenne », « pour ainsi se concentrer sur la moralité du résultat et non sur la moralité des moyens engagés pour y parvenir »(www.cesa.air.defense.gouv.fr/IMG/pdf/Le_machiavelisme.pdf‎ – http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Forum/Livre-KaplanStrategieGuerrier.html – voir aussi la fiche Wikipédia-encore incomplète-de Robert D. Kaplan).
    En clair, il s’agit là d’une reprise des thèses de Machiavel, et non d’une recommandation pour une politique basée sur l’évangile et les vertus bibliques : « Dieu est lumière et il n’y en a en Lui aucune ténèbres, cf 1 Jean 1v5-10. Une vérité qui m’a profondément marqué depuis longtemps.

    Sinon, je découvre « A tale of love, loss and desperation ».

  2. Au cas où la fin de mon commentaire serait peu claire, c’est bien « Dieu est lumière et il n’y en a en Lui aucune ténèbres, cf 1 Jean 1v5-10, et non Machiavel, qui m’a marqué ! 😉

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