Parole de mono – Julie

parole de mono

Un des services qui me tient le plus à cœur, c’est l’animation dans les camps chrétiens pour enfants et ados. Et je sais que je ne suis pas la seule par ici… Alors ce serait bien qu’on partage un peu nos expériences non ? Pour ça j’ai recruté quelques artistes du genre.

Présente-toi ! Qui es-tu ? A quel âge ta première colo ? Et depuis, combien de colos ?

Je suis Julie, et une des choses que je préfère dans ma vie, c’est l’animation ! J’ai fais deux ou trois colos lorsque j’étais enfant, avec l’ACVE (à Chamaloc) et à Vers les Cimes (dans les Pyrénées). Il faut que tu saches qu’à l’âge de 6 ans, mes parents ont divorcé et j’ai vécu avec ma mère, qui n’allait pas à l’église régulièrement. C’est donc mon père qui m’a inscrit à des colos, au début sans que je sois au courant (« un séjour multi-sportif : quoi ??! ») ! Après une longue période « sans colo, sans église, un peu sans Dieu… », grâce à lui, j’ai fais mon premier camp d’ados : Vernoux 2004 ! Et là, je me suis convertie (mais ça, c’est une autre histoire) ! J’ai rencontré mes premiers frères et sœurs en Christ, et ensemble, nous avons fait les mêmes colos, chaque été. Au début en tant que campeuse (10 colos), puis en tant qu’aide-ménage (1 colo) et enfin, en tant qu’animatrice BAFA (6 colos et camps)! J’en ai même fait mon métier (j’ai un diplôme professionnel d’animatrice sociale et socio-culturelle et d’éducatrice de jeunes enfants) et je travaille auprès de jeunes enfants chaque jour !

Quelle a été ta meilleure expérience de mono ?

Trop difficile comme question ! Je vais te raconter la meilleure de l’été dernier. C’était en Suisse, en camp d’ados (14-17ans). J’ai du préparer une animation biblique sur le salut avec une autre mono : la pression ! Sachant qu’à la base, je suis plus douée pour organiser et animer des grands jeux que pour préparer des enseignements spi… Après des semaines de prépa, 10 minutes avant de faire notre préparation, Dieu me souffle une idée : et si nous proposions aux jeunes de proclamer publiquement leur salut ? Une idée assez osée ! Ça a été un moment très fort lorsque la première jeune s’est levée pour proclamer son salut, devant tous. Puis le deuxième, et le troisième, etc. Au final, on fait des camps pour ça mais on ne sait jamais trop ce qu’il y a dans le cœur des autres. Mais là, c’était énorme d’en être clairement témoin !

Quel est ton pire souvenir comme mono ? Ou ce que tu aimes le moins dans le job ?

Ce que j’aimais le moins au début, c’était les conséquences de la fatigue sur l’humeur et la maîtrise de soi. Je trouve que c’est vraiment en colo que l’on apprends à connaître ses amis : dans des situations extrêmes de responsabilité, de décisions à prendre et d’épuisement. La première année où j’ai été animatrice, j’ai un peu craqué, et je me suis embrouillée avec un ami avec qui j’étais mono… la plaie est toujours un peu ouverte des années après, et nous ne sommes plus amis : c’est moche. Mes deux premières colos, y’a eu à chaque fois une soirée dans la colo où, par fatigue, je « craquais ». Le directeur et l’infirmière m’envoyaient au lit avec un somnifère… Heureusement, aujourd’hui, je suis beaucoup plus détendue et confiante, je me mets moins la pression et je délègue, j’ai appris à gérer mes relations avec les autres et surtout, même si c’est dur, j’essaye de mieux gérer mes heures de sommeil !

Y a-t-il un conseil que tu aurais aimé entendre avant de te lancer comme mono pour la première fois ?

« Chacun de vous a reçu de Dieu un don particulier : qu’il le mette au service des autres comme un bon gérant de la grâce infiniment variée de Dieu. Que celui qui parle transmette les paroles de Dieu. Que celui qui sert accomplisse sa tâche avec la force que Dieu donne. Agissez en toutes ces choses de manière à ce que la gloire revienne à Dieu par Jésus-Christ » (1Pierre4v10-11) Heureusement j’ai entendu ce conseil, c’est mon premier directeur qui en a fait le verset-clé du camp ! Mon conseil c’est de ne jamais oublier qu’une colo ça se fait en équipe ! Avec les dons et les aptitudes de chacun. Faut pas avoir peur de ne pas être à la hauteur car Dieu nous donne des dons, de la force et… des coéquipiers ! En colo, j’ai compris en quoi nous sommes « le corps du Christ » : un tel nettoie les chiottes + celui-ci est avec les enfants toute la journée + elle soigne les bobos + Dieu = une colo qui fonctionne ! Le premier grand jeu que j’organise, au moment de la préparation, gros problèmes d’équations pour organiser le roulement des équipes. Et bien, paf ! Le prof de maths qu’est le directeur adjoint vient m’aider à résoudre mon problème. C’est d’une rare intensité les moments de partage, d’entraide, de prières, de communion que l’on peut avoir en équipe ! Rien que pour ça, il faut faire des colos ! C’est une bénédiction de pouvoir vivre ça !

Merci Julie 🙂

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5 réflexions sur “Parole de mono – Julie

  1. Melinda dit :

    Merci Julie. Tu était vraiment super comme mono à Albé!!! J’ai eu tant de plaisir là bas et ce camp m’as vraiment touché. Je crois qu’on pleurait tous à la fin, tellement c’était beau ce camp (moi ça m’as pris 5 heures pour arrêter de pleurer).Ton article me rappelle de tous les super moments ensemble. C’est vrai que ton cours biblique était super édifiant. Tu me manques!

  2. Hahahaaa oui Melinda, Albé team forever. Bon je vais essayer de ne pas faire uniquement témoigner des monos qui ont fait des camps avec moi mais on a vécu des trucs si beaux ensemble ! Et on en revivra 🙂

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