Parole de mono – Nolwenn

20140708-153415_Quentin_DSC00990_rognee sepia

Présente-toi ! Qui es-tu ? A quel âge ta première colo ? Et depuis, combien de colos ?

Qui suis-je ? On m’appelle Marinette, Anna, Petite Flèche, Toadette, Tchang ou bien Fée Clochette… ça dépend des camps ! J’ai dû faire ma première colo vers 8 ans mais petite, je n’ai pas fait tant de colos que ça. A 14 ans j’ai découvert un camp de voile chrétien et depuis, j’ai vraiment du mal à imaginer un été sans camp ! J’ai donc d’abord été campeuse et à la fin de mes années d’ados, il y avait une chose dont j’étais sûre : jamais je ne ferai anim. Ah bah non, c’est vachement trop fatigant et c’est beaucoup d’investissement aussi ! Et puis de toute façon, les enfants c’est pas mon truc. Voilà.

(Mais combien de fois il faut nous répéter « il ne faut jamais dire jamais » ?)

Après ma dernière année d’ado, la directrice de la colo (également femme du directeur du camp ados) est venue me proposer de faire anim à la colo l’été suivant. Aaaargh ! J’ai donc demandé conseil à des amis qui étaient déjà anims pour savoir un peu dans quoi je m’engageais… Et c’est comme ça que j’ai commencé ! Au final cette première année a été une super expérience et je me suis rendu compte que oui, c’est de l’investissement mais c’est tellement enrichissant ! Depuis j’ai fait 7 camps (colos et ados) en tant qu’anim et je re-signe encore cette année pour servir et redonner un peu de tout ce que j’ai pu recevoir lorsque j’étais ado.

Quelle a été ta meilleure expérience de mono ?

Impossible de décerner un prix de la meilleure expérience de mono dans mes souvenirs… Il y a plein de super moments avec les jeunes, quand on apprend à les connaître et qu’on discute avec eux (on peut apprendre un tas de choses, il y a des jeunes qui ont des parcours qu’on a parfois du mal à imaginer !) mais aussi quand ils décident de faire un pas de foi, c’est vraiment impressionnant parfois de voir la manière dont Dieu agit dans ces camps.

Mais j’ai une autre expérience qui reste gravée : c’était en milieu de camp, certaines difficultés commençaient à apparaître, l’équipe était un peu tendue mais on avait vraiment besoin de rester soudés. Un soir, en arrivant à la réunion d’animation, les directrices nous annoncent qu’il n’y aura pas de réunion ce soir, qu’elles avaient prévu autre chose. En fait, elles nous ont lancés dans un jeu de cohésion en équipes, avec tout le camp pour terrain. Ça a tellement bien marché qu’on aurait pu jouer toute la nuit ! Ça a fini dans un fou rire général, on avait retrouvé une unité, on s’était complètement détendus, oublié les petites tensions, on a passé un super moment ensemble et la suite de la colo s’est beaucoup mieux passée ! Ça paraît tout bête (qui eut cru qu’il suffisait d’un simple jeu ?!) mais c’est là que j’ai réalisé que la cohésion de l’équipe c’était primordial et qu’on avait des directrices très à l’écoute qui savaient vraiment gérer leur équipe (et ça c’est hyper rassurant !).

Quel est ton pire souvenir comme mono ? Ou ce que tu aimes le moins dans le job ?

Contrairement à ce que je pensais quand j’étais ado, anim c’est pas si horrible que ça au final ! C’est vrai qu’il peut y avoir quelques moments de fatigue (où on doit travailler notre patience, surtout en fin de camp…) mais j’ai eu la chance de toujours travailler dans des équipes où l’on préparait le maximum de choses avant le camp, ce qui permettait de ne pas avoir à terminer nos réunions tard dans la nuit… Mais pour être honnête, ce que j’aime le moins, c’est le moment où il faudrait que les jeunes dorment et qu’ils ont décidé que non, ils n’ont pas envie de dormir tout de suite en fait… Mais avec les années, ça s’arrange et on finit par mieux savoir gérer ce temps-là.

Y a-t-il un conseil que tu aurais aimé entendre avant de te lancer comme mono pour la première fois ?

Dans mon cas, en commençant les colos en tant qu’anim, je n’étais pas du tout sûre de moi : les enfants, ce n’était pas trop mon truc, et étant plutôt introvertie, je ne pensais pas avoir de grandes capacités en animation… Mais c’était oublier la puissance de Dieu !

Et il faut se souvenir qu’on n’est pas tout seul, il y a toujours une équipe, une direction et un objectif commun (que les jeunes passent de bonnes vacances et qu’ils entendent parler de la Bonne Nouvelle) et qu’on est là pour s’entraider et se compléter selon nos dons !

Un conseil (que j’ai eu avant ma première année et qui en a fait une très bonne expérience) : prépare le maximum de choses avant le camp (trames de jeux, même des idées d’accroches, histoires qui t’ont marqué, temps spi, listes de matériel, déguisements…) comme ça tu pourras vraiment te consacrer aux jeunes pendant le camp et être vraiment disponible pour eux (et éviter pas mal de stress et de fatigue ! Même si les brainstormings en équipe à 2h du mat ça peut aussi être marrant).

Merci Nono 🙂

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s