Une vie gouvernée par l’urgence ?

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Ce texte est comme une confession, écrite pour moi-même à une période où je me sentais particulièrement submergée ; il me semble que ces sentiments peuvent être partagés par d’autres, alors j’espère qu’ils vous encourageront.

Je suis victime d’une fausse conception, celle du « ça ira mieux demain ». Absorbée, accaparée par les soucis du présent, les impératifs de court terme, les demandes des autres que je ne refuse pas de satisfaire, je repousse à plus tard des activités qui me tiennent à cœur mais ne trouvent plus de place dans mes semaines surcharg Lire la suite

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A celle qui m’a dit qu’elle avait peur

« J’ai peur du monde du travail. »

Je te comprends. Le monde est effrayant. L’inconnu est effrayant. L’avenir est gonflé de mystères. Parmi tous les scénarios possibles, certains sont bien de nature à nous effrayer.

Pourquoi ne peut-on pas rester dans le connu, le sentier bien balisé ? Pourquoi faut-il « sortir de sa zone de confort » comme certains se plaisent à le répéter ? Ce n’est déjà pas si facile de la trouver, cette zone de confort… on n’est pas pressé de s’en évader. Elle n’est pas parfaite, mais pas si mal. D’autres à côté ont l’air de s’y trouver bien, d’être bien calés dans leur vie, dans le monde ; ils n’ont pas l’air perdus, mais bien posés sur leur coin de terre.

Angoisse du « que vais-je faire de ma vie ? »… »que sera ma vie ? »…Sentiment de faiblesse face à tous les défis qui se dressent, toutes les sollicitations auxquelles il faut répondre, tous les choix à faire, et à assumer derrière. Lire la suite

Quand tu ne peux rien faire d’autre qu’attendre

Il y a des moments où le chemin s’arrête. Pas une impasse, un cul-de-sac où tu n’as plus qu’à faire demi-tour, non : plutôt comme une annonce au haut-parleur « notre train est actuellement arrêté en pleine voie pour une durée indéterminée, merci de ne pas tenter d’ouvrir les portes ».

Assis dans ton fauteuil, tu ne peux rien faire. Lire la suite

Ce qui finit toujours par sortir

(Photo Whatknot)

En ce moment il arrive tous les jours dans ma boîte mail un message sur le pouvoir de la parole. C’est le challenge sur 30 jours d’un site américain que j’aime beaucoup, Revive Our Hearts. Du coup j’ai jamais fait autant gaffe à ce que je dis toute la journée. Une chose flagrante : ce que je pense finit toujours par sortir.

Exemple : si une amie ou un collègue m’agace, peu importe tous les efforts que je fais tous les jours pour ne pas verbaliser mon agacement devant témoins, il y a toujours un moment où ça sort. Parce que je suis prise au dépourvu, parce que ce jour-là je n’ai pas le courage de me retenir, parce que ce sont les autres qui ont commencé et c’est si tentant de renchérir… Il ne suffit pas que je m’efforce à la bienveillance dans mes paroles, si je ne la cultive pas aussi dans mon cœur ça ne marche pas. Ou pas jusqu’au bout. Lire la suite

Les réseaux sociaux, « la vraie vie » et moi

(source photo : unsplash.com)

Quelles sont les choses que nous laissons nous définir ? question posée par l’auteur du livre « Radicalement ordinaire ». Il partage son sentiment que nous avons laissé les réseaux sociaux, nos relations sur internet, prendre trop de place dans notre vie, jusqu’à nous définir. Que veut-il dire par là ? C’est à la mode de dire « j’ai laissé facebook me définir », « j’ai laissé la télé me définir ». Est-ce que ça veut dire que facebook décide de qui je dois être, comment je dois me comporter ? Dans cet exemple, ce serait plus précisément l’opinion que mes « amis facebook » ont de moi qui décide de comment je dois me comporter, parce que leur approbation est plus importante que tout pour moi. Le nombre de likes et de commentaires est le baromètre pour mesurer la réussite de ma vie, l’intérêt de ma personne. Lire la suite

Venir en touriste dans une retraite spi : témoignage

touriste retraite spi

(Photo Steve Halama)

Je reviens d’une retraite spi de trois jours pour jeunes pros. Le thème, « may the force be with you ». Nonchalante je m’y rendais, pour découvrir le format et la population de cet événement nouveau pour moi, sans ressentir une énorme soif de recevoir. Comme souvent dans ce type d’événement, je me préoccupais, soyons honnête, davantage des participants et de comment je m’intégrerais parmi eux que du fond. Non pas que je m’en fichais, mais j’y allais en confiance et sans grandes attentes. Lire la suite