Médisance, la suite

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J’avais écrit il y a quelques mois sur la médisance. Je peux témoigner aujourd’hui que l’approche proposée – en gros, se voir comme le protecteur de la réputation des autres – s’applique de façon concrète, et donne des résultats. Choisir de porter un regard bienveillant sur l’autre, un regard inspiré par le regard de Christ sur moi, fait une réelle différence dans les rapports, à un point que je ne soupçonnais pas. Comme le disent les petites béatitudes*, « vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix ».

Je suis souvent passée pour naïve ces derniers mois en défendant une personne contre l’avis général – et notamment contre ma propre intuition. En m’obstinant à interpréter favorablement tout ce qui pouvait l’être, à contextualiser les erreurs, à pardonner, à user de patience.

Il y a eu, et il y a encore, bien des moments où ma patience a faibli, où la bienveillance ne s’est pas exprimée autant qu’elle l’aurait dû, où j’ai laissé l’agacement ou la moquerie prendre le contrôle de mes paroles. C’est un chemin de progrès, je ne suis pas arrivée au bout. Lire la suite

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L’an de grâce 2016

Non non mon ordi n’a pas grillé sous une attaque sournoise de thé renversé, je n’ai pas été opérée en urgence d’une maladie grave, je n’ai pas non plus décidé qu’écrire c’est nul et fatigant et que je me reconvertis dans la course à pied (d’ailleurs c’est fatigant aussi), je n’ai même pas d’excuse (à part 6 semaines sans internet chez moi mais si vous comptez bien ça fait largement plus de 6 semaines que le blog roupille). Et en fait faut-il vraiment une excuse ? Si le blog vous a manqué j’en suis désolée (et très touchée), ce n’est pas que je m’en fichais, mais simplement, je n’avais rien d’intéressant à écrire. Il y a suffisamment de voix intéressantes et justes à écouter, il ne me semblait pas utile de m’obliger à y ajouter la mienne juste pour faire « coucou je suis encore là ».

Vieille expression, « l’an de grâce ». Avec tous les événements tragiques abondamment médiatisés cette année, serait-il exagéré ou déplacé de parler d’une année de gr Lire la suite

L’obéissance, un jour à la fois

(image via pexels.com)

(image via pexels.com)

Une question est restée sur mon cœur depuis deux jours : y a-t-il quelque chose dans ma vie que je sais être la volonté de Dieu, mais que je n’applique pas ?

La réponse me travaille : oui, il y a une habitude de pensée dont j’ai identifié la toxicité depuis longtemps, pour autant je me sens sans aucune force pour y résister. J’ai déjà jeûné de cette pensée, durant quelques jours ou semaines, à plusieurs reprises dans ma vie, mais elle revient toujours ensuite, et n’a rien perdu de sa force d’attraction. Lire la suite

« Priez sans cesse », mission impossible ?

(photo Greg Rakozy)

(photo Greg Rakozy)

Qu’est-ce qui est le plus dur, lire la Bible tous les jours ou prier tous les jours ? Choisissez votre camp.

Pour moi la prière est bien plus difficile que la lecture. La lecture me permet de fixer mon attention sur un texte, d’en chercher le sens et les implications, alors que la prière me conduit systématiquement à divaguer d’une pensée à l’autre, pour finalement retomber sur les inquiétudes qui sont en toile de fond pour moi à ce moment-là ; au lieu de déposer mes fardeaux devant Dieu et de fixer les yeux sur Jésus, finalement je regarde mon nombril, encore plus que d’habitude. Lire la suite

Médisance : le jour où la balance a penché du bon côté pour moi

Médisante, moi ?

Pire que ça ouais. Salement critique.

Quand je suis tombée sur la recension de « Résister à la médisance », livre de Matthew C. Mitchell, par le génial blog Ellecroit, ça m’a touchée en plein dans le mille. Sachant à quel point ce sujet est un problème pour moi… les gens me passionnent, enfin ça c’est ce que je dis pour me donner une contenance, en vrai ce genre de passion tourne à l’obsession malsaine… bref me sentant clairement concernée, j’ai mis une amie au défi de lire le bouquin en simultané avec moi. Aussi gravement atteinte de médisance que moi, elle s’est montrée tout autant enthousiaste. Enfin un livre sur notre problème majeur, qu’on ne savait pas par quel bout prendre.

Au-delà du constat que « médire, c’est mal », quoi. Oui ça blesse les gens, ça nous pourrit de l’intérieur, et en prime ça offense Dieu. Tout ce qu’on a envie de faire de notre vie, en somme. On connaît bien les versets, la langue est un feu qui dévore, un monde de mal, épître de Jacques, bénissez et ne maudissez pas, tout ça tout ça… ouiii mais concrètement comment je fais pour arrêter ? Lire la suite