Médisance, la suite

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J’avais écrit il y a quelques mois sur la médisance. Je peux témoigner aujourd’hui que l’approche proposée – en gros, se voir comme le protecteur de la réputation des autres – s’applique de façon concrète, et donne des résultats. Choisir de porter un regard bienveillant sur l’autre, un regard inspiré par le regard de Christ sur moi, fait une réelle différence dans les rapports, à un point que je ne soupçonnais pas. Comme le disent les petites béatitudes*, « vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix ».

Je suis souvent passée pour naïve ces derniers mois en défendant une personne contre l’avis général – et notamment contre ma propre intuition. En m’obstinant à interpréter favorablement tout ce qui pouvait l’être, à contextualiser les erreurs, à pardonner, à user de patience.

Il y a eu, et il y a encore, bien des moments où ma patience a faibli, où la bienveillance ne s’est pas exprimée autant qu’elle l’aurait dû, où j’ai laissé l’agacement ou la moquerie prendre le contrôle de mes paroles. C’est un chemin de progrès, je ne suis pas arrivée au bout. Lire la suite

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Retrouver une vraie joie au boulot

« Comment ça se passe, ton travail ? »

Question courante. Au-delà du « ça va » préliminaire et de rigueur, que répondre quand l’interlocuteur semble désireux de creuser un peu ?

« Je suis un peu fatiguée en ce moment mais ça va »

« C’est une période compliquée mais ça ira mieux le mois prochain »

Ou à l’inverse : « C’est plutôt tranquille en ce moment, j’en profite avant que ça ne redémarre à fond »

On répond si souvent les mêmes choses… Que disent-elles de notre rapport au travail ? Par les temps qui courent c’est une chance d’en avoir un. Pourtant à nous entendre en parler, on dirait plutôt un mal nécessaire… Lire la suite

J’ai (juste) assez de temps

Un téléphone qui sonne. Puis un autre. Un collègue me passe une ligne avec au bout une question trop compliquée pour lui. On me rappelle sur la première ligne. Une autre collègue entre, un dossier à la main, prête à poser sa question, mais ferme la bouche en me voyant et bat en retraite… elle reviendra. Un agriculteur est assis en face de moi, il attend patiemment que je raccroche pour m’occuper de son dossier à lui. J’entends un collègue dans le couloir « la salle d’attente se remplit, ils râlent, on s’est trompés dans le planning des rendez-vous ou quoi ? ». Ma chef passe sa tête pour me demander de venir pour un point urgent. Encore le téléphone. Impossible de se concentrer deux minutes. Et la réunion de 10h30 ? Mince ! Vraiment désolée monsieur, je dois vous laisser avec ma collègue. Lire la suite